10.07.2009

La condition de l'homme ordinaire

Une conversation avec un homme ordinaire.

Il dit: "J'ai 47 ans, je suis un homme, marié et père de famille, je suis hétéro, blanc, français de souche, catholique par culture, je ne suis pas handicapé. J'ai fait des études supérieures, je cherche du travail et je ne trouve pas".

Il observait que la normalité, c'est à dire la non appartenance à une "minorité" le rendait transparent, que sa voix n'avait aucune portée, qu'il était exclu par nature de toutes les niches, lobbies, microcosmes dans lesquels s'hébergent ces "particularités" sociales, ethniques, religieuses, physiques, sexuelles.

La parité ça le fait bien rire car on va l'imposer, au prétexte que les femmes sont sous-représentées dans la société. Idem pour la diversité. Désormais, et sous la force de la Loi, il faut des femmes, des noirs, des arabes, des handicapés dans les institutions et les entreprises. On oublie juste que la compétence n'a ni sexe, ni couleur.

Il doit bien y avoir un avantage à disperser tout ce petit monde un peu partout, plutôt que de les laisser s'organiser en contre-pouvoirs...

L'homme ordinaire, coupable de n'être victime d'aucune discrimination, considéré comme nanti, se considérant lui-même comme tel parce que la morale l'imprègne, majoritaire en nombre mais silencieux, n'existe pas. L'homme ordinaire, fonds de roulement du système, interdit de séjour dans les lieux investis par les minorités, s'il osait, pourrait s'insurger. L'homme ordinaire consomme, roule, paie ses impôts. Et s'il arrêtait?

Commentaires

Si j'ai bonne mémoire :le 10 juillet c'est pas ton anniversaire ??
en tout cas c'est celui de ma moman :-)
si c'est bien le cas je suis heureuse de te souhaiter un an de plus !!:-)
à plus sur orange bleue...

Ecrit par : alaska | 10.07.2009

Voui bibiche, c'est bien le 10 mon beurzdé. Un an dans la vue, ni vu ni connu !
C'est beau d'êt' jeune.
Merci d'y avoir pensé.

Ecrit par : l'effrontée | 13.07.2009

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