24.10.2009
FIAC au carré
Et hop un saut à la Cour Carrée du Louvre. C'est la FIAC des artistes dits "émergents", si j'ai bien compris. Au Grand Palais, les grands, les beaux, les connus, ce sera pour demain.
Dans la Cour Carrée, pas repéré les noms, mais j'ai beaucoup souri, disons que l'affaire fut réjouissante.

Celle-là, m'a beaucoup amusée. Quand j'ai vu la fille derrière son journal portant le mot "luttes", je ne sais pas pourquoi, j'ai pensé à turluttes... Les idées mal placées? D'un autre côté puisqu'elle se trouve au voisinage d'un "jeune militant", disons que c'est la place de chacun: la femme lutte et l'homme milite... Bref.

Franche rigolade! Sur le graphe on peut voir: en bas les titres des albums des Beach Boys et pour chacun à gauche le nombre de fois où on y retrouve les références à Cars / Surf / Girls / Summer. On remarquera que Surf et Cars sont très fréquemment présents dans les premiers albums, que Summer, en fond sonore tout au long des albums, émerge essentiellement sur le dernier, et que les Girls restent un sujet permanent d'occupation. J'en conclue donc que si le surf et les bagnoles ont intéressé ces jeunes garçons, ils ont fini par ne parler que de la pluie et du beau temps, ce qui les a naturellement menés à la fin de leur carrière.

Là, c'est une fresque au graphite. Un vrai talent cette maîtrise des gris. On y voit un genre de conseil des ministres sans têtes mais chapeauté de cercles blancs en forme de cibles... Dans une hyper réalité, mais au crayon que l'on peut gommer. Tout est interchangeable, tantôt figure, tantôt cible, tantôt personne.

Miam des vitamines ! Pour une nature morte, c'est frais. J'ai pensé à la pub, "5 fruits, 5 légumes". Sur cette acrylique léchée, rien que des bonnes choses, saines et tout et tout. A mettre dans sa cuisine comme un pense-bête. Besoin de rien d'autre.

Et puis là, c'est la séquence émotion. De loin, on dirait un carrelage de cuisine. Plutôt moche d'ailleurs. De loin, c'est comme si Mr. Propre avait révélé les parties rouges. A moins que ce soit l'inverse, auquel cas on peut imaginer que la cuisine a été inondée de sang. Un crime passionnel? Mais non, il y a comme la trace du passage d'une serpillière. Donc on approche pour s'apercevoir que chaque petit carreau est en fait une photographie d'un morceau de peau pour le clair et d'un globule pour le rouge. Le cartel donne l'intitulé: Between skin and blood. Et c'est là que mon imagination a repris le dessus pour rendre à la cuisine sa vocation de théâtre des opérations.

Beaucoup de culinaire dans cette FIAC des émergents. Ici, cette image terrible de l'oeil tiraillé comme pour une greffe de cornée perd pourtant en intensité dramatique par la seule présence d'un liquide bien plus semblable à l'albumine de l'oeuf qu'à une larme d'opéré. Sur l'iris flotte une couleur jaunâtre... Vous en reprendrez bien une petite tranche? Ok! demain Grand Palais.
23:18 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : art




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