11.01.2009

Art-lette à la plage

Place de l'Odéon les filles, y'a un marchand de bonbons qui vaut le détour. Pas pour ce qu'il vend, je précise. Avec la pollution au dioxyde d'azote qui plane au-dessus de Paris, mieux vaut se passer de consommer des aliments exposés en plein air.

Le marchand de bonbons, je l'ai découvert en sortant du ciné où j'ai vu "Les plages d'Agnès" d'Agnès Varda qui, jusqu'à l'âge de 18 ans, s'appelait Arlette car conçue à Arles... Encore une qui a eu de la chance, j'en connais un qui s'appelle Sydney pour les mêmes raisons... Bref, nous voilà partis sur les traces d'Agnès la boulotte aux cheveux violets. Dans la salle, cette marrade, que des vieux babs qui ne rient, et çavarda4.jpg je crois que c'est une caractéristique, que de ce qui ne me fait pas rire, c'est-à-dire de détails mièvres. Le détail mièvre porte du sens voyez-vous et il est bon de faire savoir qu'on a remarqué cela par un gloussement.

Les plages d'Agnès, c'est un joli film, assez simple et touchant. Elle a cette qualité cette vieille dame aux jambes arquées, de trotter dans sa tête et dans la rue avec une grande liberté. Son film est plein de couleurs et de belles choses, elle nage dans l'art, la musique, le cinéma, la peinture. A part une scène où elle se trouve emmaillotée de blanc après la mort de son Jacquot, tout est couleurs.

Dès le début du film qui est donc une sorte de rétrospective, elle dit que ce qu'elle aime ce sont les autres. On peut se demander comment dans une autobiographie elle va mettre ça en évidence. Et bien, elle y parvient. Sans la voisine, les copines de vacances, point de cinéma. Elle montre sa gratitude là. Et elle donne envie d'aimer les gens, de les regarder mieux, de s'arrêter pour parler. A tout moment, elle garde un beau regard clair, plein de lumière et de malice, et puis elle a l'air fort, elle tient les marées l'Agnès.