17.09.2009
Comme pavot et mémoire
Corona
L’automne mange sa feuille dans ma main: nous sommes amis
Des noix que nous cassons nous retirons le temps
Et nous lui apprenons à marcher
Le temps s'en retourne aux coquilles
Au miroir c’est dimanche
En rêve c'est qu'on dort
La bouche parle vrai
Mon oeil s'en va là-haut, au ventre de ma bien-aimée
Nous nous regardons
Nous nous disons des choses sombres
Nous nous aimons comme pavot et mémoire
Nous dormons comme le vin dans les coquillages
Comme la mer dans le rai sanglant de la lune
Nous nous tenons là étreints dans la croisée
Ils nous regardent depuis la rue
Il est temps que l’on sache
Paul Celan
23:12 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
21.08.2009
Momo

Mon Momo est mort.
Je ne sais pas de quoi.
Je l'ai trouvé là, tout haletant, tout mou.
Et je l'ai gardé dans mes bras.
Je n'y crois pas.
02:59 | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
09.08.2009
Cuire à feu doux

18:30 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24.07.2009
La Poste ou comment détester les fonctionnaires en 10 minutes
Avant, La Poste, c'était le téléphone, l'annuaire, la marchande de timbres. Maintenant La Poste c'est un bureau où on trouve des gens qui vendent des boites aux formats réglementés et surtaxés, des enveloppes avec des timbres imprimés dessus et des besaces en toile made in China censées rappeler le bon vieux temps, quand le facteur connaissait notre nom.
J'arrive de mon bureau de poste. Il est rénové depuis peu, les agents accueillent debout et plus derrière un guichet, ça leur fait les pieds.
On s'est trompé sur l'aiguillage de mon colis, il n'est pas à mon bureau habituel. Il n'est pas là. La fille épluche son cahier, tout en s'insinuant dans la conversation d'une jeune collègue et d'une cliente. Elle essaye de faire deux choses à la fois, mais ça se voit, elle n'y arrive pas. Elle a les fesses plates posées sur des jambes campées, comme les flics aux carrefours, et des bras grassouillets et blancs dépassant de manches "ballon". Elle me tourne le dos en tournant les pages, je n'ai que ça à faire, regarder son dos. Au bout d'un moment, je pivote, cherche ailleurs de quoi patienter, quelque chose de plus joli ou de plus divertissant.
Finalement, elle comprend qu'il y a erreur sur le bureau, me dit que c'est à F... et je lui demande où ça se trouve. Elle me tend l'avis, me montre l'adresse, je lui dis "j'ai vu, mais c'est où?". Elle me répond, "ben je sais pas où c'est moi la rue d'U.L.M" comme elle aurait dit deltaplane et là, je la regarde d'un air mauvais et lui répond que c'est pas U.L.M, mais Ulm, que c'est le nom d'une ville en Allemagne.
J'ai tenté de lui laisser une seconde chance, lui ai proposé de chercher sur un annuaire, un plan, sur internet pourquoi pas. Mais y'a pas. A la poste, y'a pas.
La jeune collègue a fini par me donner le numéro de téléphone du bureau en question qui, évidemment, avait changé pour un autre, raccourci et surtaxé lui aussi... Alors elle a cherché son chef, parti. A 17 heures. C'est beau d'être chef dans la fonction publique. L'erreur d'aiguillage, elle l'a résumée en disant: "c'est les vacances", et là, avant de sortir sans dire merci, j'ai répondu qu'un argument pareil c'était bien un truc de fonctionnaire.
20:40 | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
13.07.2009
Sous le rideau c'est moche
Voilà que le mystère du mur d'en face, évoqué dans un ancien billet navré, vient de se lever.

Hier, dimanche, alors que la hurleuse d'en face hurlait, comme chaque dimanche "espèce de conne, c'que tu peux être conne.... mais raccrooooooche, c'est moi qui t'appelle pauvre conne....tu comprends rieeeeeennn", alors que quelques courageux osaient un chhhuuuttt ou une fermeture de fenêtre (par cette chaleur, c'est fort), alors que je grenouillais dans mon sofa, étreinte d'une angoisse atteignant, comme à l'habitude, mes viscères, c'est là que je pris la décision, cette fois ferme, d'attraper mon téléphone. J'avais repéré sur mon GPS Nokia que l'immeuble de la folle se trouvait être le numéro 6 de la rue d'en face. Il ne me restait plus qu'à appeler au pif un habitant du-dit immeuble et interroger l'autochtone.
C'est sur une portugaise que je suis tombée et coup de bol, il semble bien qu'il se soit agi de la gardienne. Toutes les gardiennes sont portugaises. A mes questions, elle finit par comprendre que la personne en question, vocalement active le dimanche était la visiteuse hebdomadaire d'une vieille dame de 95 ans, qu'elle était même sa fille et que l'ensemble s'appelait de la maltraitance. J'avais imaginé une gamine peu bavarde, voire muette, et je me trouvais devant une petite vieille, sans doute sénile, sans doute sourde, et absolument tyrannisée par sa fille. Sa sent mauvais de la bouche des choses comme ça.
La gardienne m'a donné le code de la porte, j'ai appelé les flics et 10 mn plus tard, un pur miracle, ils étaient là. Ils sont restés un bon moment, ça parlait grave. Elle a dit ça doit être la radio... La radio? Ouais alors c'était skyrock, parce que sur France Inter on ne parle pas comme ça...
Depuis c'est silence.... radio. Mais on est lundi. Dimanche peut-être encore elle reviendra.
22:14 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
10.07.2009
La condition de l'homme ordinaire
Une conversation avec un homme ordinaire.
Il dit: "J'ai 47 ans, je suis un homme, marié et père de famille, je suis hétéro, blanc, français de souche, catholique par culture, je ne suis pas handicapé. J'ai fait des études supérieures, je cherche du travail et je ne trouve pas".
Il observait que la normalité, c'est à dire la non appartenance à une "minorité" le rendait transparent, que sa voix n'avait aucune portée, qu'il était exclu par nature de toutes les niches, lobbies, microcosmes dans lesquels s'hébergent ces "particularités" sociales, ethniques, religieuses, physiques, sexuelles.
La parité ça le fait bien rire car on va l'imposer, au prétexte que les femmes sont sous-représentées dans la société. Idem pour la diversité. Désormais, et sous la force de la Loi, il faut des femmes, des noirs, des arabes, des handicapés dans les institutions et les entreprises. On oublie juste que la compétence n'a ni sexe, ni couleur.
Il doit bien y avoir un avantage à disperser tout ce petit monde un peu partout, plutôt que de les laisser s'organiser en contre-pouvoirs...
L'homme ordinaire, coupable de n'être victime d'aucune discrimination, considéré comme nanti, se considérant lui-même comme tel parce que la morale l'imprègne, majoritaire en nombre mais silencieux, n'existe pas. L'homme ordinaire, fonds de roulement du système, interdit de séjour dans les lieux investis par les minorités, s'il osait, pourrait s'insurger. L'homme ordinaire consomme, roule, paie ses impôts. Et s'il arrêtait?
12:40 | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
09.07.2009
Balnéaires
Martine Pinsolle expose au Musée Historique de Biarritz.
Du 10 juillet au 29 août 2009.
C'est dans l'ancienne église anglicane Saint Andrew's, rue Broquedis, tout près des halles de Biarritz.
Elle a l'oeil juste, Martine.
12:01 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : art, peinture
04.07.2009
What else?

20:47 | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
20.06.2009
S'impatienter

Vie au bord de la fenêtre.
L'impatiens explose.
13:04 | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
16.06.2009
Sky beeee
Bé voilà... Fallait pas l'énerver le Guillon
15:41 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



