12.04.2009
Vent d'Ouest
Une semaine de printemps, douceur de l'air, fleurs en forme de choux. Et comme ce sont les vacances scolaires, les voilà qui arrivent les ptits amis.
Donc ma vieille copine et sa fille sont venues passer 3 jours, avec l'idée saugrenue de visiter l'Arc de Triomphe. Bé oui, elles avaient déjà "fait" la Tour Eiffel... J'ai quand même fait remarquer à la petite que l'Arc de Triomphe c'était pas franchement l'éclate pour une gamine de 10 ans, qu'il y avait sûrement mille autres choses beaucoup plus glamour à voir à la capitale. Donc, pendant que je travaillais, elles ont passé 5 heures aux Galeries Lafayette. Le soir, toutes contentes, elles m'ont montré leurs achats: une veste d'été rayée gris et blanc avec un gros noeud sur les reins, un petit sac rond en raphia, avec un autre gros noeud dessus. Tout en suivant le défilé de la petite boulotte, je tombai subitement sur les poches du cardigan camel de sa mère, équipées elles aussi d'un motif "noeud" chocolat. J'étais donc au royaume des noeuds-noeuds.
La petite est rigolote. Comme sa mère, elle porte quantité de colifichets aux poignets dont un est une ficelle de saucisson rayée rouge et blanc qu'elle a rapporté d'un restaurant de l'île de Ré où elle passe chaque année avec ses parents. Elle remplace donc chaque année son bout de ficelle décoloré par les douches par un nouveau, poudré de saumûre et refoulant du goulot. Chez les noeuds-noeuds le doudou est rustique.
Et puis hier, passage de mon ami S., sans doute un des plus jolis garçons que je connaisse, grand, fin, délié et tellement délicat. Un beau sourire, des belles dents et surtout le seul, et malgré tout ces attributs, que je puisse accueillir en pyjama et la tête comme un chiffon. Un vrai ami c'est ça: on peut lui ouvrir la porte avant d'être passé à la douche.
Nantes me manque.
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30.03.2009
La vie en vase clos
J'ai connu il y a 20 ans ceux avec lesquels je travaille aujourd'hui.
J'ai connu un petit homme bouboule, tardivement délivré de l'étreinte des complexes par une fameuse suceuse qui le laissait exangue sur le parking. Aujourd'hui il est svelte et bisexuel, toujours prêt, tel le scout, à entreprendre une ou plusieurs paires de fesses à la fois.
J'ai connu un discret homme roux, issu d'une famille bretonne emmurée dans le granit. Aujourd'hui, il vit dans le quartier breton de Paris et en page d'accueil de son Iphone roucoulent trois belles bouteilles de Pétrus. Il a pris une belle grelure sur le nez, ses triglycérides sont au plafond et comme sa future fivette aura 20 ans quand il en aura 66, il s'est mis au quinoa.
J'ai connu un beau garçon brun aux yeux craintifs de labrador, enfant prodigue du métier, propulsé très jeune par son talent au sommet de la hiérarchie. Aujourd'hui il a trois enfants splendides, une femme intelligente, belle et cool qui l'attendent en province et, ici, le même amant depuis 15 ans, marié, père de famille, que j'ai connu aussi et à qui je trouvais, pour le coup, un air franchement tartignole.
Entre il y a 20 ans et maintenant il n'y a pas eu que des ronds dans l'eau. Mais quand je les vois ces trois étrangers les uns aux autres qui partagent pourtant le même bocal, je m'émerveille de cette muette cacophonie.
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28.03.2009
Si on ne choisit pas sa famille, on ne choisit pas la pub non plus
La pub débile qui chapeaute ce blog aléatoirement, dit:
"Qui étaient vos ancètres?"
Mes ancètres? mais je sais... ce sont des MORTS.
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11.03.2009
Momo à Paris
Momo le chat, mon gros chat, a mis environ 2 mois pour s'adapter à la vie parisienne et après 6 mois, il n'a toujours pas réussi à faire la paix avec le chat du voisin, celui du dessous. Faut dire que le voisin, je le déteste. Pourtant, il a un chat bien sympa, un chat beige et blanc à l'air bonnasse. Le voisin maintenant que j'y pense à les cheveux beiges et blancs aussi, mais il a un air pas bonnasse du tout.
En semaine, mon voisin se nomme Michel et le samedi soir, il se fait appeler Maïkeul car, le samedi soir, il reçoit. Mon voisin est vieux, moche et libidineux, mais pour qu'on l'aime un peu, il organise des soirées-rencontres entre anglophones et francophones, au prétexte de l'échange linguistique. En réalité, il vend la bouffe et les boissons qu'il sert à des gens qui pensent certainement que tout ça vaut bien un cours particulier à 20 € de l'heure.
Sa porte d'entrée est barrée d'un No Smoking indiquant clairement le rejet des odeurs de tabac.
Donc, dès le premier jour j'ai su que je ne fréquenterais jamais ce fasciste. Mais ce que j'ignorais c'est qu'il accompagne volontiers ses invités fumeurs du samedi soir sur le palier. Le grand panneau No Smoking signifie donc: j'aime pas que ça pue chez moi, mais ça me dérange pas d'empester mes voisins. S'il n'y avait eu la crainte d'ouvrir une zone de communication avec lui, je pense que je l'aurais insulté le soir où je l'ai trouvé là, la clope à la main, parabolant dans la langue de Shakespeare. Qu'il me parle, qu'il me dise simplement bonjour, qu'il tente encore de m'arrêter dans mon ascension avec des "si vous avez besoin de quoi que ce soit, n'hésitez pas", me donne envie de lui envoyer une baffe.
Résultat, je prépare une contre-attaque à la mode Vichy, pas pour rafraîchir ma bouche, mais pour pourrir la sienne. Car...
A l'étage, contiguë à ma chambre, se trouve une chambrette de 4 mètres par 3 occupée par une japonaise qui parle anglais avec la voix de Jane Birkin, c'est-à-dire dans un souffle incertain, timide et légèrement riant. On s'est présentées l'une à l'autre, elle s'est penchée en avant, j'ai dit welcome et désormais nous connaissons tout l'une de l'autre étant donné l'épaisseur du mur. Il se trouve que cette chambre dépend de l'appartement de mon voisin, dont il est locataire depuis 25 ans pour la modique somme de 500 €, ce qui ramène le prix du m2 à 6 €, tandis que j'en paie 20.
Opération commando: écrire à l'agence, proposer naïvement d'agrandir l'appartement en y rajoutant la chambrette au motif de nuisances sonores, bien sûr au terme du bail de la ravissante fille du soleil levant... Cher lecteur, tu auras compris l'astuce: la fille n'a évidemment pas de bail puisque c'est ce voyou de Michel qui la lui loue et c'est in-ter-dit !
Mon projet consiste, ni plus ni moins, à dénoncer mon voisin: 1) de sous-location, 2) de se faire du blé au black dans ses soirées à touristes, 3) de fumer dans les parties communes au détriment du voisinage.
Évidemment quand j'évoque mon plan, je passe pour une collabo, mais j'en ai rien à foutre. Mon but désormais est que ce type ne m'adresse plus la parole, et surtout que Momo puisse descendre dans la courette sans qu'une guerre éclate avec l'autre chat. Que ne ferais-je pour mon 'ro Momo...
Ahhhhhhhhhhh je l'entends... il est en train de l'attirer chez lui.... Momo !
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09.03.2009
Les ptits oiseaux
Non je n'ai pas abandonné mon cher blog qui ne compte quasi aucun lecteur. Je ne l'ai pas abandonné, je bosse.
Le travail oblige à une dépense énergétique que j'avais sous-estimée. Depuis le mois je décembre j'ai changé de poste et je travaille plus pour gagner moins. L'avantage de travailler plus, c'est qu'on a moins de temps pour dépenser. Donc, et ça n'a sûrement pas échappé aux têtes qui nous gouvernent nous et nos vies, il devient inutile de gagner plus. Du coup, l'amélioration du pouvoir d'achat n'a plus d'intérêt, on épargne sans le vouloir et les banques se renflouent doucement. Ah la bonne aubaine !
N'empêche que le matin les oiseaux chantent, qu'il ne fait plus nuit à 17h et que la terre, avec ou sans crise, ne s'arrêtera pas de tourner.
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06.11.2008
Rio de Janvier
J'irais bien faire un tour au Brésil tiens. C'est la saison des grands largages!
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